Voyage à cheval et Randonnée équestre

Le Mustang, cheval de légende par excellence

Qui n’a jamais rêvé de fouler des plaines sauvages et arides du Far West, crins et cheveux au vent ? Légendaire cheval indomptable, sauvage et fougueux, le cheval Mustang est étymologiquement le cheval errant par excellence et historiquement, le résultat d’un fabuleux métissage, dont l’histoire se veut toute aussi mythique.

Histoire et origines du cheval Mustang

Un cheval introduit par la colonisation espagnole

Dans l’imaginaire collectif, le mustang incarne l’âme de l’ouest américain et va de pair avec les Amérindiens, les cow-boys et l’univers du western. Pourtant, si l’on remonte le temps, la sélection naturelle a bel et bien eu raison des chevaux sur le sol Américain, il y a de ça 10 000 ans.

En effet, la chasse, le volcanisme ou encore les épidémies les ont faits disparaitre, mais ils ont été réintroduits lors de la colonisation espagnole des Amériques.

L’ancêtre du mustang a donc un fort accent latinos et c’est près de mille chevaux qui traversent l’Océan Atlantique, à bord des navires des Conquistadors de Cortés.

Avant de jeter l’ancre, la moitié des chevaux ont péri en cours de route, tant est si bien qu’à l’arrivée, il n’en reste que 22, qui, ironie du sort, prennent la fuite et se reproduisent dans la nature. C’est donc de sa genèse que tire le Mustang son irréductibilité légendaire.

Entre temps, les Amérindiens, qui d’abord préféraient son côté gustatif, se rendent rapidement compte du côté pratique de ce véhicule révolutionnaire et infatigable. Il est également employé pour servir l’Armée Américaine.

Son retour à l’état sauvage se fait au fur et à mesure du temps et pour plusieurs raisons. D’abord il est fréquent que les chevaux s’échappent lors de combats, soient volés, s’échappent de leurs enclos ou même que ceux en mauvaise santé soient relâchés par leurs propriétaires.

Se multipliant dans les Grandes Plaines, toutes ces raisons ont plutôt largement participées à la diversité accrue des individus de la race symbolique. 

mustangs sauvages

Son retour à la vie sauvage encadré, une espèce devenue protégée

Aujourd’hui controversé, le Mustang est soit chargé de l’héritage naturel de l’Ouest américain, soit considéré comme nuisible au bétail et aux espèces sauvages pour le fourrage.

Contrairement au Canada, les États-Unis protègent le Mustang mais contrôlent également l’expansion de la race, en lui dédiant des terrains spécifiques et protégés.

Le but étant autant d’éviter qu’il ne détériore les écosystèmes, mais également de se retrouver dans la situation d’extinction de l’espèce, connue par le passé. Ainsi, tuer ou capturer des mustangs est un acte criminel et est passible de poursuites judiciaires.

La nature faisant généralement plutôt très bien les choses, les endroits où l’équilibre proies / prédateurs n’est pas perturbé par l’Homme, les mustangs restent en quantité régulée. Les zones les plus déséquilibrées sont celles où les prédateurs sont chassés et éliminés et les chevaux se multiplient alors très facilement.

Pour pallier ce problème, un programme de capture a été mis en place selon des directives très précises. Parmi ces méthodes, celle du « cheval de Judas » utilise un cheval dressé pour leader le troupeau dans un corral ou un parc.

Il est ensuite lâché au sein du troupeau pour s’y intégrer ... Véritable directive politique ou syndrome d’anthropomorphisme, la question mérite d’être posée et est au cœur de nombreux débats et actions menées par des associations, contre ces captures.

En revanche, la vente de chevaux mustangs destinés à la consommation est très régulée et empêchée le plus possible. Pour favoriser les adoptions de chevaux, tous les moyens sont bons : par exemple le Extreme Mustang Makeover, une compétition durant laquelle un entraîneur dispose de dix jours pour débourrer et valoriser cent mustangs vendus ensuite aux enchères. 

Au Canada les Mustangs sont beaucoup moins nombreux, entre autres à cause des différences de climats, qui restreignent beaucoup plus leurs mobilités sur ce territoire.

On connait quatre troupeaux principaux, répartis à différents endroits : en Nouvelle-Écosse, en Colombie-Britannique ou encore en province de l’Alberta.

En région de Chilcotin en Colombie-Britannique, les chevaux sauvages sont au cœur de la question de la sauvegarde du patrimoine naturel et immatériel des indiens Xeni Gwet’in.

Caractéristiques du cheval Mustang

Vous l’aurez compris, en raison de son histoire, les chevaux de race Mustang sont tous différents.

Robes du cheval mustang

Côté robes, on trouve de tout, du pie Petit Tonnerre de Yakari, à l’isabelle Spirit, l’Étalon des plaines, ainsi que des robes plus connues, comme l’alezan, le palomino, le cremello, etc.

Morphologie du cheval mustang

Sa morphologie est également très variée : la courbe de son chanfrein par exemple peut être autant busquée, comme ceux des chevaux de traits, ou à l’inverse, similaire aux traits des fins pur-sang arabes.

On est bien loin des élancés Hanovriens ou autres chevaux de dressage avec le Mustang, puisqu’en effet, il n’est pas bien grand et mesure entre 1,40 m et 1,60 m tout au plus, son dos est plutôt court et droit et son garrot n’est pas franchement montant.

En revanche, sa croupe, plus basse, favorise la solidité de ses aplombs, et lui donne un avantage considérable pour ce qui est de bondir dans les plaines du Far West ! 

Ces traits physiques lui donnent, certes, une forme plutôt trapue et rustique, mais qui, lorsqu’elle est sublimée par la vivacité de ses allures sauvages, est un réel avantage pour son équilibre et la force de sa colonne.

Son encolure est courte, ses membres sont solides et osseux, ses sabots sont résistants ce qui rend inutile le port de fers pour lui.

Petit, agile, rapide, brave et courageux par nature, coopérer avec un cheval Mustang est loin d’être une mince affaire, car il est doté d’une certaine intelligence qui le rend difficile à amadouer. Il est fidèle au symbole de liberté éternelle qu’on lui confère et à son tempérament indépendant.

Le cheval Mustang à l'état sauvage

En milieu naturel, le Mustang vit, comme la plupart de ses congénères, en harem. C’est à dire qu’un étalon vit avec son petit troupeau de juments, en général une quinzaine, dont une jument dominante et leader du groupe, par son âge et son expérience.

L’étalon est responsable d’assurer principalement un rôle de reproduction mais aussi de protection. La jument dominante gère généralement les déplacements du troupeau, les liens sociaux entre les individus du troupeau, etc.

Les jeunes poulains, mâles ou femelles, sont chassés du troupeau lorsqu’ils atteignent un âge de maturité sexuelle, aux alentours des 3 ans, pour prévenir les cas de consanguinité. Ils doivent alors s’intégrer à un autre troupeau en combattant, mais il arrive fréquemment que certains poulains mâles et jeunes étalons se retrouvent dans un même petit groupe. Ce cas est beaucoup moins fréquent chez les femelles.

Cela étant, le mythe du Mustang le veut indomptable et éternellement sauvage, loin des paillettes des compétitions que l’on a l’habitude de voir dans nos contrées occidentales.

Lorsqu’il est apprivoisé et éduqué, le Mustang est un excellent partenaire en équitation de travail, au tri de bétail, comme cheval de bât ou en tant que compétiteur en équitation western.

Le cheval Mustang dans la culture pop

Vous l’aurez compris, le Mustang est inscrit et très présent dans la culture populaire. Il est utilisé comme symbole de l’apprivoisement de la force sauvage et libre, l’Homme, fier de toute forme de conquête qu’il peut avoir accompli, aime alors représenter ses ouvrages, que ce soit avec la célèbre marque automobile ou bien des avions de chasse par exemple.

Il est également représenté au cinéma ou dans la bande-dessinée, notamment pour le jeune public, avec des figures comme Spirit, l’étalon des plaines, Petit Tonnerre, dompté par Yakari.

Ces deux personnages véhiculent des messages plutôt positifs, comme l’amour, l’esprit de famille, mais aussi le respect de l’environnement et la cause de la condition du Mustang aux États-Unis.

Dans la littérature on le retrouve dans la trilogie de Mary O’Hara, Mon amie Flicka, Le Fils de Flicka et L’herbe verte du Wyoming.

Une autre figure mythique incarnée par un mustang est Hidalgo, destrier du dit meilleur cavalier de l’Ouest de tous les temps, Frank Hopkins (également grand défenseur de la cause des Mustangs). C’est ensemble que les deux comparses ont accompli la plus grande course du monde, l’Océan du Feu, à travers le Sahara, dont le film Hidalgo retrace le parcours. Pour l’anecdote, Hidalgo a été interprété par plusieurs chevaux Paint Horse. 

Quelle que soit son activité, le Mustang est définitivement porteur du patrimoine historique et de la mémoire du Grand Ouest américain. Il est également inscrit dans la culture populaire.

Par ces vecteurs il est facilement présent dans l’imaginaire collectif, surtout auprès des cavaliers et peut constituer à lui seul un véritable rêve.

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Camille Labrunie

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