Le stage d'équitation éthologique au Maroc avec Thierry Lhermitte raconté par Phoebé de Caval&go
Il y a quelques semaines, du 2 au 9 mai 2026, notre stage d'équitation éthologique avec Thierry Lhermitte au Maroc avait lieu. Lors de ce stage, Phoebé, co-fondatrice de l'agence Caval&go, accompagne le groupe et retrouve Thierry Lhermitte ainsi que nos partenaires locaux. Son accompagnement contribue à enrichir la dynamique du groupe, apporte un regard complémentaire et l'expertise de la destination. Retour sur cette semaine pleine de partage et de grands galops sur les plages marocaines.
Est-ce qu'à travers les voyages avec Thierry, on peut encore apprendre quelque chose après plusieurs stages ou on revient plutôt pour autre chose ?
Phoebé : "L'équitation éthologique, c'est presque une philosophie d'être avec le cheval. Cela demande de l'attention et de l'intention pour pouvoir appliquer des choses qui peuvent paraître évidentes mais qui ne sont pas dans notre mécanisme habituel.
Donc de faire plusieurs stages régulièrement, c'est toujours une piqûre de rappel dans le but de se perfectionner et se rappeler. Avec notre personnalité d'humain, nous sommes tous différents avec un bagage différent que l'on doit challenger avec tout ça. Et souvent, cela nous paraît évident une fois qu'on a compris pourquoi l'équitation éthologique nous amène à interagir de cette manière-là avec le cheval et c'est bien de réapprendre, de passer du temps, c'est un vrai bonheur.
Et puis, chaque cheval est différent donc selon les chevaux avec lesquels on va travailler, on n'aura pas forcément les mêmes exercices, les mêmes challenges et les mêmes retours sur ce que l'on fait avec eux."
Comment décrirais-tu ton niveau en équitation éthologique aujourd'hui et où en étais-tu quand tu as commencé à faire des stages avec Thierry ?
"Petite précision sémantique : l’éthologie est l’étude du comportement des êtres vivants. Ici, nous parlons d’éthologie équine. Nous ne sommes pas des chercheurs, mais des cavaliers qui expérimentent ; c’est pourquoi on parle plutôt d’équitation éthologique.
Pour ma part, je me considère encore comme débutante. Malgré plus de 45 ans passés auprès des chevaux, à les monter, les observer et à parler cheval, je continue à découvrir de nouvelles choses. Certaines ne correspondent pas à mes réflexes naturels et m’obligent à me remettre en question, alors qu’elles ont souvent davantage de sens pour le cheval et pour la relation cheval-cavalier.
Je me sens donc comme une éternelle débutante dans ce domaine. Après tout, comme en équitation, on n’a jamais fini d’apprendre car il y aura toujours un cheval pour nous rappeler l’humilité."
Peux-tu nous décrire une journée type sur ce séjour au Maroc ?
"Une des journées que l'on répète plusieurs fois est consacrée à des exercices en carrière. Chaque cavalier travaille avec son cheval, équipé d’un licol éthologique, tandis que Thierry présente l’exercice à réaliser avec son propre cheval. Nous le reproduisons ensuite, avec plus ou moins de facilité selon le cheval et les situations. Thierry circule parmi nous pour corriger nos gestes et nous aider à progresser.
Il y a aussi toujours un retour au calme. Nous nous plaçons sur un petit tabouret, sans rien demander au cheval, simplement à ses côtés, en lui offrant quelques gratouilles. L’objectif est de lui montrer qu’il peut être dans le confort, sans sollicitation particulière, et que le cavalier n’est pas toujours là pour demander quelque chose.
Cette approche met en valeur l’importance de la présence et du contact. Au-delà du travail, ces moments de caresses et de gratouilles entretiennent la connexion avec le cheval, un animal très tactile. C’est un temps simple, agréable et bénéfique pour chacun, où l’on cultive la relation sans rien exiger."
Est-ce qu'il y a un moment de vraie connexion que tu as ressenti avec ton cheval pendant le séjour ?
"La connexion se ressent d’abord lorsque le cheval est à l’écoute et réalise l’exercice demandé avec calme et compréhension. La récompense joue alors un rôle essentiel : les gratouilles bien sûr, mais aussi la voix. Les chevaux sont très sensibles aux émotions que nous transmettons, par notre attitude comme par notre ton. Les féliciter lorsqu’ils réussissent est donc important.
Lorsqu’un cheval exécute correctement un exercice dès la première demande, il n’est pas nécessaire de le répéter plusieurs fois. Cela signifie que la demande a été claire et qu’il l’a comprise. Ces moments sont de véritables signes de connexion.
L’après-midi, nous mettons souvent en pratique les apprentissages du matin à cheval, notamment sur les grandes plages de sable du Maroc. Nous réalisons différents exercices visant à développer le calme, la confiance et l’écoute. Par exemple, un cavalier peut dépasser toute la colonne au trot pendant que les autres chevaux restent sereins. Nous travaillons également sur la qualité du contact, avec l’objectif d’avoir une action de main et un contact avec le mors aussi doux que possible.
D’autres exercices consistent à quitter progressivement un groupe en mouvement ou à s’en éloigner à différentes allures avant de revenir calmement. Ces situations permettent de tester plusieurs aspects essentiels : la confiance du cheval envers son cavalier, sa capacité à s’éloigner du troupeau, sa gestion des allures et sa régularité dans le travail.
Ce sont des exercices très complets, qui renforcent à la fois la relation, la confiance et la qualité de la communication entre le cheval et son cavalier."
As-tu eu des moments de difficulté ou de frustration avec ton cheval ? Comment les as-tu gérés ?
"Oui. Je prends l’exemple de Sahara, une petite jument marocaine que j’apprécie énormément. Elle est très volontaire, fine, énergique et attentive, mais aussi assez anxieuse. Lorsque les autres chevaux s’éloignent ou changent d’allure, elle peut rapidement monter en stress et vouloir les rejoindre.
Avec elle, j’ai appris qu’il ne fallait surtout pas entrer dans un rapport de force en tirant sur les rênes. Cette réaction ne ferait qu’accentuer la pression et l’opposition. L’approche consiste plutôt à jouer sur les notions de confort et d’inconfort propres à l’équitation éthologique. Lorsqu’elle se précipitait ou tirait, je lui proposais de petits exercices comme des demi-tours, des voltes, des cessions à la jambe, qui demandaient davantage d’attention. Dès qu’elle ralentissait et se détendait, je relâchais immédiatement les demandes.
Grâce aux conseils de Thierry, les résultats ont été très rapides. En quelques répétitions, elle s’est apaisée, et moi aussi. Son regard extérieur m’a permis d’éviter de monter en pression face à une situation qui pouvait devenir stressante pour nous deux.
C’est ce que j’apprécie particulièrement dans l’équitation éthologique : elle aide à comprendre les comportements du cheval et à trouver des réponses adaptées, plutôt que de chercher à imposer une contrainte. Souvent, les réactions du cheval reflètent aussi notre propre état émotionnel. Lorsque l’on parvient à créer les conditions du confort et de la confiance, les progrès sont rapides et la relation devient plus sereine. Le cavalier est détendu, le cheval aussi, et le travail devient agréable pour chacun. C’est un bénéfice partagé qui renforce durablement la qualité de la relation."
Penses-tu qu'il y a une race de chevaux plus réceptive à l'équitation éthologique que d'autres ?
"C’est une question intéressante. Personnellement, je ne pense pas qu’il y ait de lien direct avec la nationalité ou l’origine. Comme chez les humains, certains individus sont naturellement plus sensibles, expressifs ou ouverts à la relation que d’autres.
En revanche, certaines races de chevaux sont réputées pour être plus proches de l’homme et plus enclines à rechercher le contact. Elles peuvent donc sembler plus réceptives au travail relationnel. Mais il ne s’agit pas d’une règle absolue : chaque cheval a sa propre personnalité.
L’équitation éthologique est aujourd’hui pratiquée dans le monde entier. L’Amérique du Nord a joué un rôle précurseur avec le développement du natural horsemanship, largement inspiré du travail avec les chevaux dans les grands espaces. En Europe, cette approche s’est développée plus tard, mais elle est désormais très répandue et continue de gagner en popularité.
Au final, je pense que cette démarche concerne tous les chevaux. Certains seront naturellement plus proches de l’homme que d’autres, mais les différences individuelles restent souvent plus importantes que les caractéristiques liées à une race ou à une origine."
Est-ce qu'il y a un exercice ou une notion au cours de ce séjour qui a changé ta façon de penser ta relation au cheval ?
"L’exemple de Sahara m’a particulièrement marquée, car il illustre concrètement une situation que j’avais déjà rencontrée à de nombreuses reprises avec d’autres chevaux. Que ce soit en randonnée, en voyage ou avec des chevaux habitués à être en tête, il arrive souvent que certains montent en pression lorsqu’ils se retrouvent derrière ou entourés d’autres chevaux.
Avant cette expérience, j’entendais souvent parler des notions de confort et d’inconfort, mais elles restaient assez théoriques. Avec Sahara, j’ai pu constater leur efficacité de façon très concrète. Grâce à l’expertise de Thierry, une situation qui aurait autrefois pu devenir compliquée a été résolue en quelques minutes seulement.
Cette expérience m’a fait prendre conscience que certains comportements, avec lesquels on peut parfois lutter pendant des années, peuvent être améliorés rapidement lorsque le cheval comprend clairement ce qu’on attend de lui. Cela remet aussi en valeur son intelligence et sa capacité d’apprentissage. Lorsqu’il identifie que certains comportements lui apportent plus de confort que d’autres, il est souvent capable d’adapter ses réactions de lui-même.
C’est ce qui me paraît particulièrement intéressant dans l’équitation éthologique. Elle apporte des outils concrets pour mieux comprendre le cheval et gérer des situations parfois inconfortables pour le cavalier comme pour l’animal. J’espère d’ailleurs enrichir progressivement cette expérience avec d’autres chevaux et dans d’autres contextes, afin de développer une véritable boîte à outils qui me permettra d’aborder davantage de situations avec sérénité et efficacité."
Comment Thierry enseigne-t-il et quel est son style avec les participants et les chevaux ?
"Je décrirais Thierry comme quelqu’un de décontracté, passionné et très à l’écoute du cheval. C’est aussi une personne toujours souriante, bienveillante et profondément gentille. Ce sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit.
Ce qui le distingue, selon moi, c’est qu’il aime autant les chevaux que les humains. Dans le milieu équestre, la passion du cheval est souvent une évidence, mais la relation avec les personnes n’est pas toujours aussi naturelle. Thierry, lui, possède une vraie capacité d’écoute, de compréhension et d’accompagnement. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’apprécie autant travailler avec lui sur différents projets.
Cette bienveillance se retrouve également dans sa manière de travailler avec les chevaux. Il privilégie toujours l’encouragement, la patience et la valorisation des moindres progrès. Dès qu’un cheval répond positivement, même de façon minime, il le félicite et renforce cette dynamique de confiance. Son attitude détendue et positive contribue à instaurer un climat serein, aussi bien pour les chevaux que pour les cavaliers.
Cela crée une ambiance particulièrement agréable au sein du groupe. Chacun se sent libre d’apprendre, d’essayer et même de se tromper sans crainte du jugement. J’ai vu des cavaliers très expérimentés rencontrer des difficultés sur des exercices pourtant simples, parfois avec beaucoup d’émotions. Pourtant, grâce à l’écoute, à la patience et à l’absence de jugement de Thierry, ces situations se sont toujours transformées en expériences constructives et positives. C’est sans doute l’une des grandes forces de son enseignement."
Comment était le groupe avec lequel tu es partie ? L'ambiance est-elle importante dans ce genre de séjour ?
"Oui. Ce qui est particulièrement enrichissant, c’est le partage d’expériences entre les participants. Selon les exercices, chacun rencontre des réussites ou des difficultés différentes. Certains mouvements paraissent simples mais peuvent se révéler complexes, soit pour le cavalier, soit parce que le cheval a du mal à comprendre ou à réaliser ce qui lui est demandé.
Les moments de débriefing, notamment autour des repas, sont très précieux. Ils permettent d’échanger avec Thierry, de revenir sur les exercices réalisés, de partager des exemples concrets et d’évoquer nos parcours de cavaliers. L’ambiance est toujours détendue et conviviale.
Le groupe réunit généralement des profils très variés : cavaliers de randonnée, de saut d’obstacles, de dressage, pratiquants polyvalents ou encore passionnés qui montent plus occasionnellement. Chacun arrive avec son expérience et son propre bagage équestre.
Au-delà du niveau technique, ce qui compte le plus est l’état d’esprit. Il est préférable d’avoir un niveau confirmé, équivalent au minimum à un Galop 5 et une pratique relativement régulière, mais l’essentiel reste l’envie d’apprendre, la curiosité et l’intérêt pour la discipline. C’est cette ouverture qui permet de tirer le meilleur de l’expérience."
A quel moment tu t'es dit que tu vivais une aventure unique en partant sur ce voyage ?
"Il est difficile de choisir un moment en particulier, car l’ambiance se construit tout au long du séjour. Cependant, quelque chose de spécial se crée souvent vers le cinquième ou le sixième jour. À ce stade, tout le monde se connaît bien, les liens se sont tissés et une véritable cohésion de groupe s’est installée.
Les journées sont rythmées par de nombreux moments de partage : les séances à cheval, les repas, les débriefings, mais aussi des instants plus informels. Le matin, je propose souvent une séance de yoga sur la terrasse. Il y a également des temps de repos, des sorties pour boire un verre face à la mer ou profiter d’un beau point de vue. Comme nous sommes hébergés sur place, il y a aussi un véritable esprit de vacances qui permet de se détendre et de profiter pleinement de l’expérience.
Au fil des jours, une belle harmonie se crée entre les participants. Malgré des parcours et des personnalités différents, le petit format du groupe favorise les échanges et la proximité. À l’approche de la fin du séjour, on ressent souvent une émotion particulière : l’envie de profiter de chaque instant avant le départ. Les conversations deviennent plus personnelles, les anecdotes se multiplient et les moments de convivialité prennent encore plus de valeur.
Ce qui rend cette expérience unique, c’est la combinaison de plusieurs éléments : un cadre exceptionnel, la rencontre avec des personnes venues d’horizons différents, la richesse des échanges humains et l’apprentissage auprès de Thierry, qui partage près de quarante ans d’expérience avec les chevaux.
Comme chacun conserve généralement le même cheval tout au long de la semaine, une relation particulière se construit également avec sa monture. Ajoutez à cela les couchers de soleil, les apéritifs face à la mer et les instants passés ensemble du matin au soir, et l’on obtient une aventure aussi humaine qu’équestre, dont les souvenirs restent longtemps."
Est-ce que tu as un moment qui t'as plus marqué que d'autres au cours de cette semaine ?
"Parmi les souvenirs marquants, je retiens particulièrement le dernier apéritif du séjour. Nous profitions d’un magnifique coucher de soleil, dans une ambiance à la fois chaleureuse et détendue. Nous échangions des photos, revenions sur les anecdotes de la semaine et partagions simplement un bon moment ensemble. C’était un instant très humain, qui résumait parfaitement l’esprit du voyage.
Je garde également en mémoire un grand galop sur la plage. Sur ces immenses étendues de sable blanc, presque désertes, nous avons galopé pendant une dizaine de minutes. Il se dégageait de ce moment une sensation de liberté et de sérénité particulière. Le rythme régulier du cheval, l’horizon infini, la présence du groupe et la beauté du paysage créaient une impression proche de la méditation.
Ce sont des instants simples mais précieux, qui restent longtemps gravés dans les souvenirs et donnent toute sa dimension à l’expérience."
Aurais-tu un conseil à donner pour ceux qui souhaitent partir sur cette destination ?
"Mon principal conseil serait de venir avec une véritable envie d’apprendre et d’être ouvert à l’expérience. Bien sûr, un certain niveau équestre est nécessaire, mais l’essentiel est ailleurs : il s’agit avant tout de vouloir construire une relation authentique avec le cheval, au-delà de la simple pratique de l’équitation.
L’objectif n’est pas seulement de monter à cheval, mais de développer une connexion avec lui au quotidien. Il faut être prêt à expérimenter, à observer et à découvrir de nouvelles approches, même si elles diffèrent de ses habitudes.
Je conseillerais également de mettre temporairement de côté ses certitudes et ses acquis pour aborder la semaine avec curiosité et sans préjugés. En restant ouvert à ce que l’on peut apprendre, on se donne la possibilité de progresser davantage et de mieux comprendre le cheval.
C’est finalement une démarche bénéfique pour le cavalier comme pour l’animal : prendre le temps d’écouter, de comprendre et de construire une relation plus juste. C’est sans doute le plus beau cadeau que l’on puisse faire à son cheval."
A quel type de cavalier conseillerais-tu ce séjour ?
"Je pense qu’il est important d’avoir un réel intérêt pour l’équitation éthologique. Sans être un spécialiste, il est préférable d’en avoir déjà une première approche, que ce soit à travers des lectures, un stage découverte ou quelques heures de pratique. Cela permet de mieux comprendre l’esprit de la discipline et de savoir à quoi s’attendre lors d’un séjour centré sur cette approche.
Ce que j’apprécie particulièrement dans l’équitation éthologique, c’est qu’elle demande autant d’être à l’écoute du cheval que de soi-même. Le cheval est très sensible à notre état émotionnel. Si nous sommes stressés, pressés ou préoccupés par autre chose, il le ressent immédiatement. Cette pratique exige donc d’être pleinement présent, disponible et attentif à ce qui se passe dans l’instant.
Elle invite également à développer des qualités humaines essentielles : l’écoute, la patience, la cohérence, l’intention, l’ancrage et la bienveillance. Plus que l’apprentissage d’une technique, c’est une démarche qui pousse à mieux se connaître et à améliorer sa manière d’entrer en relation avec l’autre.
C’est sans doute ce qui me touche le plus dans cette discipline. Lorsqu’on cherche à comprendre le cheval avec justesse et respect, il nous encourage à développer le meilleur de nous-mêmes. En ce sens, le cheval est un formidable partenaire d’apprentissage, capable de nous faire progresser autant humainement qu’équestrement."
Le mot de la fin : quand est-ce que tu t'es dit que là, c'était un voyage Caval&go ?
"Ce que j’apprécie le plus, c’est de voir les participants repartir enthousiastes. Quand j’entends des cavaliers dire qu’ils ont passé une excellente journée, les voir rire, partager de bons moments et profiter pleinement de l’expérience, je me dis que l’objectif est atteint.
J’aime aussi sentir que chacun a trouvé sa place au sein du groupe. Lorsque Thierry est satisfait de la semaine et déjà enthousiaste à l’idée de préparer l’édition suivante, c’est également un signe très positif. Cela montre que l’alchimie a fonctionné, tant avec les participants qu’avec les partenaires locaux.
Ce qui me marque surtout, c’est cette énergie collective qui se construit au fil des jours et qui nous accompagne jusqu’au dernier moment, lorsque nous nous quittons à l’aéroport. Il y a alors toujours une certaine émotion, car nous avons vécu ensemble une expérience intense, dans une sorte de parenthèse hors du quotidien.
Pendant quelques jours, nous sommes plongés dans un autre rythme, entièrement tournés vers les chevaux, l’apprentissage et les rencontres. Cette bulle crée des liens forts et donne souvent l’impression que le temps est passé trop vite. C’est sans doute ce sentiment partagé, cette envie de prolonger l’aventure, qui est le plus beau signe de réussite du séjour."






